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8 mars 2026

Inclusif, solidaire, immense : 50 000 coureurs au cœur de Paris pour le plus grand semi-marathon du monde

8 mars 2026 à 15:34
  • 50 000 coureurs, un record, ont pris le départ du plus grand semi-marathon du monde
  • Une quasi parité avec 46% de femmes soit 23 000 coureuses au départ
  • Des histoires qui inspirent : des élites aux coureurs amateurs, chaque participant a transformé l’effort en défi personnel et en moment de partage
  • Le Kenyan Kennedy Kimutai vainqueur en 01h00'11" conserve son titre
  • L’Éthiopienne Ftaw Zeray s'impose en 1h05'12" et bat le record de l'épreuve
  • Chaque foulée compte : 1,3 million € collectés grâce aux 5 000 dossards associatifs parrainés par AG2R LA MONDIALE, au profit de causes solidaires, sociales et environnementales
  • Un parcours emblématique mêlant patrimoine et modernité : du Boulevard Saint-Germain à la place de la Bastille, en passant par les quais de Seine, la Bibliothèque François-Mitterrand et le bois de Vincennes

Ce dimanche, ce sont 50 000 participants, un record historique, qui ont pris le départ du HOKA Semi de Paris. Un élan collectif, compact et vibrant, s’est déployé au cœur de la capitale, transformant les rues parisiennes en un immense terrain d’émotions, de performance et de solidarité.
En reliant le boulevard Saint-Germain à la place de la Bastille, et en serpentant entre les quais de Seine, la Bibliothèque François-Mitterrand, le bois de Vincennes et la rue de Rivoli, le tracé a offert une traversée emblématique de Paris, mêlant patrimoine, modernité et énergie populaire.

Nouveau record de l’épreuve chez les femmes

En cette Journée internationale des droits des femmes, l’Éthiopienne Ftaw Zeray a réalisé une belle performance en s’imposant sur le HOKA Semi de Paris 2026 en 1h05'12", établissant un nouveau record de l’épreuve féminine. Elle bat ainsi le précédent record détenu par la Kényane Sheila Chepkurui, qui avait couru en 1h06’01’’ en 2023. Sur le podium, l’Ougandaise Sarah Chelangat prend la deuxième place, tandis que la Kényane Mercy Chepwogen complète le trio. La première Française, Katia Raoult, termine 11ᵉ en 1h15’33’’.
Chez les hommes, le Kenyan Kennedy Kimutai, déjà vainqueur l’an dernier, double la mise en franchissant la ligne en 1h00'11". Il devance ses compatriotes Timothy Misoi et Thabang Mosiako, confirmant ainsi la domination kenyane sur cette édition. Victor Moreau termine 9e et premier français en 1h03'14".

À noter que le traileur américain Jim Walmsley, vainqueur de l'UTMB en 2023, réalise un joli chrono en 1h04'55". 

21,097 km et des milliers d’histoires

Mais au-delà des chronos, ce sont des milliers de trajectoires individuelles qui ont marqué la journée. Premier semi-marathon, défi après une maladie, objectif personnel, anniversaire symbolique ou promesse tenue : chaque dossard portait une histoire.

« Aujourd’hui, le plus important n’était pas le chrono : c’était de franchir la ligne d’arrivée ensemble. J’ai accompagné mon épouse Alvina sur son tout premier semi-marathon, de la préparation jusqu’à la ligne » confie Cédric.

Pour Mélanie, de retour à la course après cinq mois d’arrêt pour des problèmes de santé, terminer a été une victoire personnelle : « Revenir courir et franchir cette ligne d’arrivée aujourd’hui est une victoire sur la maladie, un retour à la vie et la célébration de chaque foulée. Rien n’a jamais été aussi précieux. » 

Et pour Julien, l’objectif était clair dès le départ : battre son record personnel. « J’ai suivi un plan d’entraînement strict pendant trois mois pour arriver prêt aujourd’hui. Voir le chrono défiler et franchir la ligne d’arrivée avec mon record battu, c’est une immense satisfaction. Tout ce travail a payé ! »

Les femmes donnent le tempo

En ce jour qui célébre les femmes, le HOKA Semi de Paris 2026 confirme une dynamique de fond : celle d’un peloton qui se féminise et s’équilibre. Cette année, 46% des participants étaient des femmes (elles étaient 35 % en 2022). Une progression continue et significative qui reflète l’évolution durable de la pratique du running en France. Sur la ligne de départ comme à l’arrivée, elles étaient étudiantes, mères de famille, dirigeantes, sportives aguerries ou néo-coureuses. Toutes réunies par le même objectif : se dépasser.

Louise, Charlotte et Marie ont relevé le défi ensemble : « on s’est encouragées, on a ri, on a souffert, et enfin passé la ligne d’arrivée ! Fières d’avoir réussi aujourd’hui après plusieurs mois à s’entraîner et se soutenir toutes les trois. »

« Terminer ce HOKA Semi de Paris après la maladie est une victoire sur deux ans d’épreuves. Je cours pour mon mari, nos jumelles et toutes les femmes touchées par un cancer du sein agressif.» confie Marion.

Un message fort sur la ligne de départ du HOKA Semi de Paris

Selon une étude RunRepeat publiée en 2023, près de 45 % des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement pendant qu’elles couraient. Les conséquences sont bien réelles : plus d’un tiers d’entre elles ont depuis réduit leur fréquence de course, arrêté complètement ou choisi de se tourner vers la pratique en salle. Autant de « coureuses manquantes » qui n’apparaissent plus sur les lignes de départ, mais dont l’absence rappelle que courir librement reste encore un combat pour de nombreuses femmes.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, HOKA, en collaboration avec l’association SineQuaNon, a pris la parole de manière symbolique lors de la course. Un message fort a été diffusé sur la ligne de départ pour lancer l’initiative « Le SAS manquant », qui vise à rendre visible l’invisible : les milliers de femmes qui renoncent à courir à cause du harcèlement de rue. Désormais, « pour que ce SAS ne soit plus jamais vide, courons ensemble ».

Une mobilisation solidaire qui change d’échelle

Au-delà de la performance sportive, l'événement s’impose plus que jamais comme un puissant catalyseur d’engagement collectif. Cette année, 5 000 coureurs ont pris le départ avec un dossard associatif parrainé par AG2R LA MONDIALE, représentant 110 associations engagées dans des causes humanitaires, sociales, environnementales ou liées à la santé. Ensemble, ils ont permis de collecter 1,3 million .

Derrière chaque dossard se cachait une histoire, souvent intime.

Pour Anne-Flore, engagée au profit d’Enfants du Mékong, courir allait bien au-delà du défi sportif :« j’ai couru pour une cause qui me tient profondément à cœur et j’ai partagé mon aventure sur mes réseaux. En racontant mes entraînements, mes défis et mes petites victoires, j’ai pu créer un vrai lien avec ma communauté. Donner du sens à ma course a mobilisé mes proches, et j’ai eu l’impression que chacun a couru avec moi. »


Pour Alexia, franchir la ligne d’arrivée était un hommage : « participer à cette course aujourd’hui avait un goût particulier, c’était pour honorer notre maman France. Avec mon oncle, nous l’avons couru main dans la main, pour elle, mais aussi pour remercier la Ligue contre le Cancer qui l’a accompagnée. »

 

Cet engagement s’exprime aussi à travers des initiatives d’inclusion. Ainsi, 21 jeunes issus des quartiers prioritaires de Paris ont pris le départ avec l’Étendart Running Club. Lancé par l’Association Étendart avec le soutien de l’épreuve, ce programme vise à encourager une pratique plus inclusive de la course à pied. Pendant plusieurs mois, les participants ont bénéficié d’un accompagnement sportif, d’un équipement dédié et d’un suivi collectif pour les mener jusqu’à ce défi. Au total, 40 000€ ont pu être collectés dans le cadre du HOKA Semi de Paris pour permettre à l'Etendart Running Club de laisser un héritage durable dans ces quartiers dont 10 000€ à l'occasion du 1er Kilomètre soutenu par HOKA et AG2R LA MONDIALE.

08/03/2026 - Hoka Semi de Paris - Course
08/03/2026 - Hoka Semi de Paris - Course